“Sexless And White” : Transgressing Gender Boundaries in Carson McCullers’s The Ballad of The Sad Café (1951)
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Université du Sud Toulon-Var
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In the early decades of the twentieth century, the dominant discourse’s requirements of
submissiveness and restraint for the southern lady still discouraged the pursuit of professional,
artistic or political goals. These restrictions imposed on women produced a fear that being
female and daring to achieve was to venture into dangerous territory—to transgress. Carson
McCullers’s own situation was an extreme example of the plight of the southern female; she
deliberately dressed in men’s clothes, flaunting her androgyny while she was writing The Ballad of
the Sad Café (1951). Her protagonist’s transgression of conventional gender boundaries and her
failure to perform normative femininity eventually brings about catastrophic male retribution,
which brutally silences her and isolates her from the community. McCullers focuses on the
terrifying revenge that the dominant law of the phallus inflicts on those women who defy its
imperatives, and dramatizes the punishment meted out to a woman who has “arrogantly”
supposed that she could live in a no man’s land. The outcome of the novella illustrates the
unaccountability of such opaque identities in her contemporary American South.
Pendant les premières décennies du XXe siècle, les exigences du discours dominant de la soumission et de la retenue auxquelles était soumise la femme du Vieux Sud la dissuadaient de poursuivre tout objectif professionnel, artistique ou politique. Les contraintes qu’on lui imposait lui faisaient craindre que le fait d’être femme et d’oser agir pour réussir signifierait s’aventurer sur un terrain dangereux et ainsi transgresser. La situation de Carson McCullers est un exemple extrême de la situation de détresse à laquelle était confrontée la femme du Vieux Sud ; elle portait délibérément des vêtements d’homme, exhibant ainsi, au cours de l’été 1941, son androgynie, alors qu’elle écrivait The Ballad of the Sad Café (1951). Le fait que l’héroïne transgresse les limites conventionnelles du genre et qu’elle échoue à jouer le jeu de la norme féminine la mènent finalement à un châtiment masculin désastreux, qui la réduit brutalement au silence et l’isole de sa communauté. McCullers met l’accent sur la revanche terrifiante que la loi phallique dominante inflige aux femmes qui défient ses impératifs, et met en scène la punition prodiguée à la femme qui avait supposé, de façon arrogante, qu’elle pourrait vivre dans un no man’s land. L’issue de cette nouvelle illustre le fait que des identités si opaques ne peuvent être expliquées et que, par conséquent, une telle vision ne peut exister dans le Vieux Sud contemporain.
Pendant les premières décennies du XXe siècle, les exigences du discours dominant de la soumission et de la retenue auxquelles était soumise la femme du Vieux Sud la dissuadaient de poursuivre tout objectif professionnel, artistique ou politique. Les contraintes qu’on lui imposait lui faisaient craindre que le fait d’être femme et d’oser agir pour réussir signifierait s’aventurer sur un terrain dangereux et ainsi transgresser. La situation de Carson McCullers est un exemple extrême de la situation de détresse à laquelle était confrontée la femme du Vieux Sud ; elle portait délibérément des vêtements d’homme, exhibant ainsi, au cours de l’été 1941, son androgynie, alors qu’elle écrivait The Ballad of the Sad Café (1951). Le fait que l’héroïne transgresse les limites conventionnelles du genre et qu’elle échoue à jouer le jeu de la norme féminine la mènent finalement à un châtiment masculin désastreux, qui la réduit brutalement au silence et l’isole de sa communauté. McCullers met l’accent sur la revanche terrifiante que la loi phallique dominante inflige aux femmes qui défient ses impératifs, et met en scène la punition prodiguée à la femme qui avait supposé, de façon arrogante, qu’elle pourrait vivre dans un no man’s land. L’issue de cette nouvelle illustre le fait que des identités si opaques ne peuvent être expliquées et que, par conséquent, une telle vision ne peut exister dans le Vieux Sud contemporain.
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Bibliographic citation
Inès CASAS, « “Sexless And White” : Transgressing Gender Boundaries in Carson McCullers’s The Ballad of The Sad Café (1951) », Babel [En ligne], 31 | 2015, mis en ligne le 30 avril 2016, consulté le 04 mai 2020. URL : http://journals.openedition.org/babel/4070 ; DOI : https://doi.org/10.4000/babel.4070
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